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BOUDDHA, le BOUDDHISME dans TOUS ses ETATS, à travers le PRISME du VOYAGE.


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LUMBINI (2), NOUVEAU CENTRE de PELERINAGE INTERNATIONAL (juillet 2009).

 

LUMBINI (2) : NOUVEAU CENTRE

 

de PÈLERINAGE INTERNATIONAL

 

 

 

 

 

  

 

 

En 1967, le secrétaire général de l'O.N.U, le birman U. Thant, se rend en pèlerinage à Lumbini.

Il discute avec le roi Mahendra et suggère au gouvernement du Népal de créer à Lumbini un centre de pèlerinage international.

En 1970, il aide à la formation d'un comité international pour le développement de Lumbini, composé de 15 nations, dans le cadre d'un programme de l'UNESCO.

 

En 1978, le plan d'ensemble du Centre est réalisé par l'architecte japonais Kenzo Tange.

Le site est découpé en trois zones :

- Au sud, les jardins sacrés forment un immense cercle. Quatre ponts permettent de franchir l'eau et d'accéder au site principal (temple de Maya, colonne d'Asoka...)

- Au centre, un vaste rectangle constitue la zone monastique. Elle est coupée en deux par le Canal central.

A l'ouest, on trouve les temples et monastères du Grand Vehicule (Mahayana). 38 sont prévus à terme.

A l'est, ceux du Petit Véhicule (Hinayana). 13 seront construits.

 

 

- La 3ème zone au nord est réservée au nouveau village de Lumbini.

 

 

 

L'objectif essentiel est de créer une atmosphère de paix, de spiritualité et de fraternité humaine

Les communautés bouddhistes du monde entier ont pu construire ici pagodes, temples et monastères.

Ce projet est loin d'être achevé. 

 

---------------------

 

 

Dans les jardins sacrés, de l'autre côté de l'accueil, un temple est visible. C'est le Dharma Swami Maharajah Budha Vihar, de style tibétain.

Une arche donne sur un très beau jardin, offert par un lama.

Fresques intéressantes, dont je ne photographie que les extérieures (un panneau interdit les photos).

A l'intérieur, un moine récite des prières.

 

Vers 9h, je reprends le vélo jusqu'à la Flamme de la paix éternelle.

Elle est inaugurée par le roi du Népal en 1986, à l'occasion de l'année internationale de la paix.

Elle brûle dans une belle vasque sombre, posée sur un grand socle de marbre blanc.

 

C'est le début du Canal central, qui forme l'axe principal du plan d'urbanisme de Kenzo Tange.

Il divise la zone monastique en deux : à l'ouest, les bâtiments du Mahayana, à l'est, ceux du Theravada.

 Je choisis l'ouest, roule au bord du canal pour éviter le chemin boueux, tourne à gauche.

 

Vers 9h30, un monastère népalais récent est visible.

 

Je crois que c'est le  Dharmodhaya Sabha Monastery.

Je gare mon vélo à gauche de l'entrée, en face d'un bel arbre à pains.

Un énorme stupa, pour le site, est en chantier. En face, le temple est flambant neuf. Il gagnera une patine avec le temps.

A l'intérieur, les fresques sont souvent très claires. Les deux gardiens me saluent avec gentillesse.

 

Le vélo me conduit avant 10 h au Chinese Temple.

C'est un de mes préféré à Lumbini. Le pavillon d'entrée possède un seul toit. Deux lions encadrent l'escalier d'accès.

A l'intérieur, nombreuses statues, que je trouve kitch, pour la plupart...

Aussi, je file à gauche en longeant le jardin.

 

Envie immédiate de m'asseoir pour profiter de la sérénité du lieu.

Tout me plaît. Les colonnes rouges, rythmant les allées, le temple dans le fond, pagode à deux toits.

Une grande beauté formelle se dégage de cette simplicité.

 

Après dix minutes, je redescends sur terre.

Puisqu'il est interdit de photographier, je dois me débrouiller discrètement. Ce qui est moins facile avec un Eos qu'avec un Ixus...

 

Dans les allées latérales, j'aime les lanternes rouges en tissus ou en papier, suspendues au plafond.

Jolis angles pour voir les toits qui rebiquent !

 

Dans le temple pagode, la présence d'un surveillant me stresse un peu.

Ma conscience bouddhique ressemble moins à la surface paisible d'un lac, qu'à un étang troublé par une cascade émotionnelle...

Une grande statue dorée du Bouddha en impose. Il est assis en tailleur, sur un lotus.

Sur les supports de l'autel, des hérons dorés s'envolent dans le ciel, d'un bleu pur.

Très beaux objets autour de l'autel.

 

Entre le pavillon et la pagode, l'allée centrale est ponctuée par un grand vase de pierre grise, et par un autre surmonté d'une lanterne de même pierre.

Après plus d'une heure de visite, je quitte à regret ce merveilleux temple chinois.

 

De l'autre côté de la route, c'est le monastère coréen.

L'entrée franchie, on arrive en face d'un énorme temple en construction. A la fois haut et très vaste, il possède quatre niveaux, sa surface utile est considérable.

La Korean Mahabodhi Society a de gros moyens financiers...

 

Je longe le monastère, où un moine discute avec une Anglo-saxonne (Britannique, Australienne ?)

Le moine me signale que l'heure du déjeuner approche. Si je souhaite me joindre à eux... 

Le temps de me laver les mains aux toilettes extérieures, une cloche sonne l'heure du déjeuner.

 

J'imite l'Anglo-saxonne, qui semble habituée au libre service.

Chacun s'éparpille aux quatre coins de la cantine, nous sommes moins d'une dizaine. Repas succulent, le meilleur depuis mon départ de France, composé de riz, de six ou sept sortes de légumes.

Encore n'ai-je pris qu'une partie des légumes proposés...

 

Quatre femmes, deux Occidentales et deux Asiatiques, mangent séparément et en silence. Sans doute, font-elles une retraite.

Quelques minutes après le début du repas, deux femmes de service arrivent... et coupent tous les ventilateurs du réfectoire.

Quelle idée saugrenue !

Au fond du réfectoire, un rayon livres. Cet excellent déjeuner se termine avec du yaourt sucré.

 

En vélo, je longe le canal vers le nord.

Un temple autrichien apparaît, inachevé et ferme, construit par la Geden International.

Plus loin, un monastère est fermé pour rénovation. Le canal se charge de nénuphars. Un pont enjambe l'eau de sa gracieuse courbure.

Dommage que je ne puisse entrer.

 

12h30. Je décide de retourner dans les jardins sacrés pour déjeuner. Chowmein et eau fraîche dans une gargote.

Retour à la Flamme.

Je choisis la zone monastique orientale, passe devant une grande cloche de la paix.

 

Tout près, voici le Myanmar Golden Stup & Monastery.

Les pagodes birmanes se ressemblent, avec leur style aisément identifiable.

Le stupa est entouré par trois cercles croissants :

1. Cercle petit proche des chapelles intégrées au stupa.

2. Cercle moyen dallé, très large, qui permet aux nombreux fidèles de circuler (de droite à gauche, dans le petit Véhicule).

3. Grand cercle sous les arbres.

 

Je choisis ce dernier pour me protéger de la chaleur (vers 13h).

Quatre stèles, surmontées d'une roue du dharma dorée, représentent la naissance, l`illumination, le premier enseignement et la mort du Bouddha.

Elles sont sculptées en haut relief dans une pierre blanche (albâtre ?)

Quatre colonnes ornées sont surmontées par un même animal : lion, taureau, cheval, éléphant.

 

Tout près, l'International Nuns' Society a construit un monastère népalais.

Le stupa se compose d'une coupole blanche, avec les yeux de Bouddha et une pointe dorée.

Au dessus de la grille, en demi-cercle doré en haut relief, Maya se tient à une branche d'un arbre à pains. Siddharta fait sept pas, lève le bras, signe qu'il va parler.

Dans un grand bassin, posé sur une colonne immergée, assis sur un lotus : un Bouddha assis magnifique.

 

On voit vers le nord plusieurs très beaux bâtiments.

A bicyclette, je tente de les rejoindre.

Mais le monastère cambodgien est fermé.

J'aurais tant aimé y entrer...

Je passe devant la Mahabodhi Society (Kolkata).

Son bâtiment ne m'incite pas à m'arrêter pour le visiter.

 

J'entre dans le Royal Thai Monastery.

Quelle grosse patisserie blanche, très kitch !

Je préfère le jardin.

Et l'intérieur du temple ne vaut guère mieux que l'extérieur. Impossible de juxtaposer davantage de couleurs criardes ! Cela étincelle comme en foires et fêtes foraines...

 

Au nord, j'atteins le bout du Canal central.

 

Au nord un bassin ne forme que les trois quarts d'un cercle, empli d'eau. Il met en valeur le musée de Lumbini.

Architecture étrange formée de cercles et de demi-cercles de briques. Ils permettent de faire entrer un maximum de lumière.

 

C'est un musée de Bouddha (entrée 50 Rs).

Coup de barre dès la première salle. Je m'allonge quelques minutes. Aucun visiteur, je suis tranquille !

Les collections contiennent de nombreuses répliques de statues, de belles photographies, divers objets. Lumbini, Bodhgaya, Sarnath et Kushinagar sont évidemment représentées.

Mais je reconnais beaucoup de documents (fresques, monastères, paysages...) du Ladakh, de l'Uttarakhand ou d'autres régions.

 

A vélo, je passe à droite, devant l'institut de recherche international de Lumbini. Il a été construit dans le même style, sans doute par le même architecte.

Ensuite, je fonce vers le grand stupa japonais, visible de loin.

 

Garant le vélo, je crève de soif. La chaleur est encore pénible vers 16h30. J'achète une bouteille d'eau fraîche et m'attable dans la dhaba.

Le guide népalais d'une jeune Coréenne m'alpague, me laisse ses coordonnées. Si je veux trekker...

 

A l'entrée du site, un bassin m'attire, ou surnagent des lotus mauves et jaunes. Ce stupa mondial de la paix, d'un blanc immaculé, est d'une grande pureté de lignes.

A gauche, une stèle donne des détails généraux (le stupa contient des reliques du Bouddha) et techniques.

L'architecte est japonais, M. Ohoka, le maître d'oeuvre également.

La hauteur est de 41 m, le diamètre à la base de 59 m.

La structure de base est en briques. Recouverte par du marbre du Rajasthan.

Durée de la construction : sept ans.

 

De grands lions blancs sculptés encadrent l'escalier monumental.

En haut, Bouddha debout, jaillissant d'un lotus, se tient devant une mandorle dorée, pleine de caractères noirs japonais.

Par la gauche, je monte la rampe. Des niches contiennent des sculptures et hauts reliefs de la vie du Bouddha.

Belle vue de la haut, qui n'est pas le sommet.

 

Vers 17h, une demi-douzaine de jeunes montent en procession jusqu'à la dernière plateforme accessible. Ils chantent, rythment leur montée en frappant une assiette d'une fourchette.

Devant le Bouddha, ils se prosternent et prient.

Je reviens à notre guesthouse dans le village de Lumbini, vanné mais content.

 

Le soir, Jean-Pierre s'étonne :

-"Tu n'as pas vu le stupa allemand ? Mais c'est le plus beau, je l'adore !"

-"En contournant le monastère chinois, je suis passé devant le temple français inachevé. A droite, je pensais que c'était un cul de sac. Le stupa allemand devait être un peu plus loin..."

-"Oui, ensuite le chemin devient très boueux. Tu dois absolument y aller demain. Si tu veux, je t`accompagne !"

-"C'est entendu, nous irons demain après-midi."

 

Le lendemain, nous approchons du Great Lotus Stup, de style tibétain, avec son haut stupa blanc, doré et rouge.

A  l'intérieur de l'enceinte, nus pieds, le sol surchauffé nous ébouillante la plante des pieds.

La façade est à demi masquée par de vastes panneaux de tissus, fixés entre les colonnes rouges, ornés de grands octogones blancs, bordés de motifs bleus.

 

Par la gauche, petit tour du temple.

Un kiosque protège un grand tambour à prières rouge, aux lettres dorées.

Sur les pelouses, nombreux groupes de sculptures, représentant des scènes de la vie du Bouddha. Ils enthousiasment Jean-Pierre.

 Je suis très réservé... Voilà qui me rappelle un parc d'attractions religieuses, du genre naïf, dont le bon goût s'avère discutable...

 

Je préfère nettement les fresques du mur extérieur.

Une magnifique Roue de la Vie nous retient un moment. Chaque groupe est séparé des autres : les enfers, le monde des animaux (inconscience), des hommes, des titans, des dieux...

Au centre, trois péchés sont symbolisés par un animal : l'orgueil (coq), l'ignorance (cochon) et la luxure (serpent).

 

A l'intérieur du temple, les fresques sont très claires.

Un gros gong vert pâle et rouge, est orné de têtes de dragons rouges.

Au fond, des meubles splendides occupant tout le mur contiennent livres, statues, et autres objets.

D'autres fresques extérieures sont remarquables. Entre autres, celle ou Siddharta coupe un morceau de sa cuisse pour l'offrir à une tigresse squelettique et à ses cinq petits et les sauver de la mort.

 

 

Nous quittons l'enceinte du temple allemand, pour rentrer dans notre guesthouse.

Une heure plus tard, nous allons à la gare routière prendre un bus de nuit pour Kathmandu.

Mais quelques jours supplémentaires seraient bienvenus, pour visiter les villages proches de Lumbini. Et aussi d`autres lieux de sa région.

  

 

Lionel Bonhouvrier.



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Publié à 07:53, le 11/07/2009 dans A2. LUMBINI (2), NOUVEAU CENTRE de PELERINAGE INTERNATIONAL, Lumbinî
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