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BOUDDHA, le BOUDDHISME dans TOUS ses ETATS, à travers le PRISME du VOYAGE.


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KUSHINAGAR ou la MORT du BOUDDHA (juillet 2009).

 

KUSHINAGAR 

 

ou la

 

MORT du BOUDDHA

 

 

 

 Avec Jean-Pierre, rencontré dans le train Delhi-Gorakhpur, nous prenons à Gorakhpur un bus pour Kushinagar.

Kushinagar est située au nord de l`Inde, dans l'Uttar Pradesh, près du Népal.

 

 

Vers midi, chaleur et humidité se conjuguent pour rendre l'atmosphère insupportable.

A la descente du bus, nous traversons la route, nous réfugiant dans une dhabba, pour boire et manger.

Un arc marque l'entrée de Kushinagar, village-rue, où le Bouddha est mort, âgé de plus de quatre-vingt dix ans.

 

Les quatre lieux les plus sacrés du bouddhisme sont liés à la vie du Bouddha : Lumbini (naissance), Bodhgaya (illumination), Sarnath (premier enseignement) et Kushinagar (mort).

 

Nous nous installons dans une guesthouse, située derrière le Tibetan Temple, puis commençons nos visites.

L'Indo Japan Temple est niché dans un jardin, dont j'ignore le nom de la plupart des arbres.

Le stupa arrondi est enveloppé d'épaisses barrières de briques rouges.

Une barrière bloque l'accès de la grande salle. Mais de la porte ouverte, on peut voir une scupture de Bouddha en rouge, entouré de personnages debout, peints à la japonaise.

 

Plus loin,  nous entrons dans le temple coréen.

A gauche, une longue pelouse rectangulaire se termine par trois stèles.

Au centre, une grande stèle blanche est ornée de calligraphies dorées.

Sur les côtés, deux stèles rougeâtres calligraphiées, possèdent des textes explicatifs.

 

En continuant sur la route, un temple thaïlandais me plait beaucoup, mais il est fermé pour rénovation.

Par la grille, on aperçoit un joli jardin, des scuptures (taureau), le toit d'une pagode dorée...

 

A Kushinagar, le nombre de cliniques, presque aussi nombreuses qu'hôtels ou temples, m'impressionne.

Les bâtiments s'espacent, remplacés par des rizières. Kushinagar n'est qu'un modeste village.

Nous rebroussons chemin pour entrer, à quelques centaines de mètres, dans le stupa principal de Kushinagar.

 

Ce vaste espace, le Main Buddha Mahaparinirvana Temple, est un parc agrémenté de pelouses, de massifs de fleurs et de bosquets.

Je propose à Jean-Pierre, bouddhiste, de visiter les lieux à notre rythme.

Il doit pratiquer ses prières rituelles, je compte photographier à ma guise. Cela ne s'accorde guère.

 

A gauche, une énorme cloche de bronze dans un portique attire les visiteurs.

Elle est gravée d'inscriptions, de dessins.

A centre, le temple se compose de deux bâtiments : le hall funéraire et le stupa.

 

Un homme m'accoste et commence des explications que je ne lui ai jamais demandé.

Après deux minutes, je le remercie et vire à babord. Mais il me suit !

 

 

-"I don't need a guide. I prefer to be alone, thank you !"

 

 

-"Can you give me 20 roupies ?"

 

 

-"If I wanted a guide. But I like the solitude !"

 

 

Son visage grimace de désolation :"Only 10 roupies !"

 

 

Une torpille semble nécessaire...

 

 

-"Good bye, sir !"

 

 

Le hall funéraire blanc est rectangulaire, avec un toit arrondi.

Quatre colonnes rouges rythment la façade principale et marquent l'entrée.

Dans le jardin, trois femmes voudraient visiblement que je les photographie, mais n'osent et ne savent me le demander.

 

A l'intérieur du hall, une longue sculpture du Bouddha allongé pour son dernier sommeil occupe une grande part de l'espace.

Les pèlerins en font le tour par la gauche. Ils s'inclinent en touchant les pieds dorés.

Tout le corps de Siddharta est doré, mais il est enveloppé d'un tissu ocre d'or. La tête est dégagée, yeux clos.

Il repose sur un lit de marbre de différentes couleurs.

 

A Kushinagar, le Bouddha prononce ses dernières paroles : "Toute composition est vouée à la destruction".

Pendant une période, on ne pouvait représenter le Bouddha.

Ce n'est que plus tard que sont apparues les premières sculptures et statues de celui qui ne croyait pas en un dieu unique.

 

Les pèlerins continuent à rendre hommage au Bouddha.

Ils sortent du hall, saluent une dernière fois à l'extérieur, avant de descendre les marches.

Derrière, le stupa à coupole blanche n'est pas ouvert au public.

 

Autour de ce temple récent, les fouilles ont mises à jour des restes archéologiques : anciens stupas circulaires, au raz du sol le plus souvent, murs de soutènements de monastères...

Jean-Pierre me rejoint sur une pelouse, à l'ombre d'un arbre, où je bois et récupère.

La chaleur hyperhumide, vraiment désagréable, rend pesant le simple fait de respirer.

Nous décidons de boire un thé hors du temple.

 

Une gargote proche de la sortie fait l'affaire.

Plusieurs camions passent, ainsi que des groupes de pèlerins à pied.

Attablés, nous profitons de l'animation de la rue.

Un musicien ambulant salue le patron et après quelques mots, s'assied par terre.

Un second thé nous tente, mais non de manger, comme le souhaiterait la patronne.

Je photographie discrètement le musicien.

 

Ensuite le Myanmar Temple m'attire, avec sa belle pagode dorée, visible depuis le jardin du temple principal de Bouddha.

Celle-ci est fermée, mais on peut en faire le tour dans le premier cercle d'enceinte.

Des statues, marquant les jours de la semaine, entourent la pagode.

 

A côté, un bassin environne un petit temple contenant quelques statues bouddhistes.

Puis nous décidons de rentrer à la guesthouse, fatigués par la nuit dans le train et cette longue journée. 

La suite, demain matin... Notamment le Chinese Temple, qui me semble très réussi, depuis la rue.

 

Mais il n'y aura pas de suite.

Le personnel de notre guesthouse manque d'amabilité, notre chambre ne vaut pas les 200 Rs demandées.

Une seconde nuit serait envisageable dans une autre maison d'hôtes, située derrière le temple birman. Elle est tenue par des moines, les hôtes versent un don pour la nuit.

 

A notre ghesthouse, la soirée est marquée par plusieurs coupures de courant.

Des moustiques voraces nous harcellent, en escadrilles incessantes. Une lourde chape de plomb tropicale transforme le corps en machine incommode. Il est temps de fuir !

A la terrasse d'une échoppe, nous dînons sans faim aucune... La nuit est tombée, mais la fraîcheur espérée, jamais n'arrive...

Le patron attend notre départ pour mettre en marche les ventilateurs !

 

Vers 22h, nous nous apprêtons à dormir.

Mais un groupe d'une cinquantaine de personnes dînent bruyamment dans la cour, à deux pas de notre chambre, située au rez de chaussée...

C'est l'élément centrifuge décisif. Tant pis pour Kushinagar...

Nous préférons partir le lendemain à l'aube, espérant trouver au Népal un climat moins défavorable.

 

Lionel Bonhouvrier.



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Publié à 06:35, le 12/07/2009 dans B1. KUSHINAGAR ou la MORT du BOUDDHA,
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